offices jusqu’à la pause estivale расписание служб до летнего перерыва

avril / в апреле : dimanche 24 / в воскресенье 24-ого : offices de Pâques – matines et liturgie pascale à 17h00, suivies d’agapes pascales ; chacun apporte quelque chose à partager / пасхальные заутреня и литургия в 17-00, затем общее разговление на месте с тем, что вы принесёте.

mai / в мае : samedi 21 à 17h00 – vêpres / в субботу 21-ого в 17-00 – вечерня,  dimanche 22 à partir de 9h00 : consécration-dédicace de notre église / в воскресенье 22-ого с 9-00 : освящение нашего храма.

juin / в июне : samedi 18 – vêpres à 17h00, liturgie dimanche 19 à 10h30 / в субботу 18-ого – вечерня в 17-00, в воскресенье 19-ого – литургия в 10-30.

juillet / в июле : samedi 2 – vêpres à 17h00, liturgie dimanche 3 à 10h30 / в субботу 2-ого – вечерня в 17-00, в воскресенье 3-ьего литургия в 10-30.

Offices de mars Службы в марте

Vendredi 25 à 17h30 – vêpres de l’Annonciation, suivies de la liturgie de la fête (liturgie de Saint Jean Chrysostome. Jeûne asoupli en raison de la fête (poisson autorisé) Samedi 26 vêpres de la Croix à 17h00  Dimanche 27: liturgie de Saint Basile – Dimanche de la Croix Attention, dans la nuit de samedi à dimanche passage à l’heure d’été !

В пятницу 25-ого в 17ч30 – вечерня праздника Благовещения и праздничная литургия (литургия св. Иоанна Златоустого) послабление поста.  В субботу 26-ого вечерня Крестопоклонная в 17ч00. В воскресенье 27-ого литургия (св. Василия Великого) « третьей Недели » Великого поста в 10ч30 Внимание – в ночь с субботы на воскресенье переход на летнее время !

communiqué de notre Archevêque-Métropolite

Excellences,
Révérends Pères Doyens,
Révérends Pères Recteurs,
Révérends Pères,
Pères Diacres,
Moines et Moniales,

Ce lundi 28 février, avant que de prendre connaissance du texte de l’homélie prononcée par Sa Sainteté le patriarche Cyrille dimanche 27,
je faisais parvenir au métropolite Antoine la lettre-mail ci-dessous :

« Cher Vladyka, je pense bien à vous tous dans cette situation si tragique entre frères russes et ukrainiens, cette invasion, cette violence envers des civils, ces destructions et cet avenir si noir qui se profile avec toutes ces sanctions. Pourquoi cette guerre qui donne une image si négative de la Russie que nous portons tous dans nos cœurs ? Ici nous ressentons déjà une méfiance entre Russes et Ukrainiens, quelques communautés sont sous tension. Nous prions tous le Sauveur ami des hommes pour que cesse cette guerre fratricide et que tous nos chefs d’Etat fassent le maximum pour arrêter ces combats meurtriers.
Cher Vladyka, veuillez assurer Sa Sainteté de nos ferventes prières pour le rétablissement de la paix et de la concorde entre nos frères souffrants. Nous prions aussi pour le repos de l’âme de tous les combattants morts dans ce conflit inutile. Qu’ils reposent dans la paix.
En communion de prière avec vous tous. + Jean de Doubna. »

Sans doute une pastorale fondée sur l’Evangile doit-elle toujours, quels que soient les drames et les passions, privilégier l’appel à la prière et à la pacification en évitant les formulations précises toujours susceptibles d’engendrer de nouvelles passions, comme le suggèrent les première et deuxième demandes de la grande litanie de paix : : « En paix prions le Seigneur, … Pour la paix du monde entier, la stabilité des saintes églises de Dieu et l’union de tous, prions le Seigneur ». Dans cet esprit, il me paraissait juste de ne pas interpeller le patriarche dont nous devinons la situation extrêmement difficile dans laquelle il se trouve et qu’il nous est sans doute impossible d’évaluer comme il se doit.

Cependant après lecture de l’homélie de sa Sainteté prononcée le dimanche 27 février, je prends la mesure du trouble supplémentaire qu’ont pu susciter des formules telles que l’ évocation des « forces mauvaises qui ont toujours combattu l’unité de la Rus et celle de l’Eglise russe… » ou encore « ne donnons pas aux puissances extérieures obscures et hostiles l’occasion de se moquer de nous… ».

Ces propos ont de toute évidence suscité la déclaration du Saint Synode de l’Eglise orthodoxe ukrainienne (Patriarcat de Moscou) en date du 28 février: « Conscients de cette responsabilité spirituelle particulière, nous nous adressons aujourd’hui à Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Votre Sainteté ! Nous Vous demandons d’intensifier vos prières pour le peuple ukrainien très éprouvé, d’exprimer votre parole primatiale pour que cesse l’effusion de sang fratricide sur le sol ukrainien et d’appeler les dirigeants de la Fédération de Russie à arrêter immédiatement les hostilités, qui menacent déjà de se transformer en une guerre mondiale », en complément de la déclaration de son primat le métropolite Onuphre du 22 février : « L’Église orthodoxe ukrainienne, de façon conséquente, a soutenu et soutient l’intégrité territoriale de l’Ukraine et appelle ses fidèles à prier pour la paix dans notre État ukrainien et dans le monde entier », a souligné le métropolite Onuphre. « J’appelle les chefs d’État et tous ceux dont cela dépend de ne pas permettre une nouvelle guerre. La guerre est un péché grave devant Dieu », a déclaré le primat de l’Église orthodoxe ukrainienne. »

Bien que notre Archevêché soit géographiquement externe au terrain de l’affrontement et en dépit de la diversité de ses composantes, une quasi-unanimité semble se dessiner en faveur d’une prise de position analogue de votre archevêque exprimant la solidarité avec l’ensemble du peuple ukrainien et des églises orthodoxes ukrainiennes, et demandant à sa Sainteté le patriarche Cyrille d’intervenir auprès des autorités politiques de la Russie pour cesser immédiatement cette agression.

Les paroisses et communautés de notre Archevêché, doivent redoubler de ferveur et de prière pour que cesse cette infâme guerre fratricide. Nous vous suggérons de rajouter ces prières aux ecténies instantes pendant la Divine Liturgie en faveur de la paix en Ukraine :

– Seigneur, jette un regard compatissant sur le peuple de la terre d’Ukraine et rends-le inébranlable devant ceux qui y sèment le trouble, Seigneur miséricordieux, nous T’en prions, écoute-nous et ai pitié de nous.

– Que soient illuminées par la lumière de la sagesse divine les pensées de ceux qui sont assombris par la faiblesse humaine. Fortifie Tes fidèles en terre d’Ukraine et garde-les saufs, nous T’en prions, écoute-nous et aie pitié de nous.

– Toi qui as donné le commandement de T’aimer ainsi que notre prochain, fais que les haines, inimitiés, corruptions, effusions de sang et autres iniquités prennent fin et que règne l’amour véritable, nous T’en prions, écoute-nous et aie pitié de nous.

De plus, nous vous invitons à dire cette prière après la grande litanie ( sugubaia) suivant l’évangile:

« Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, Tu as détruit le mur d’inimitié, Tu as accordé la vraie paix à Ton peuple, et Tu as appelé les artisans de paix ‘bienheureux fils de Dieu’. Nous T’implorons : bénis ceux qui recherchent la vraie paix et ceux qui travaillent pour cette cause. Éclaire les esprits et les cœurs de tous ceux qui veulent s’engager dans l’œuvre agréable à Dieu de la paix. Donne la sagesse à ceux qui détiennent l’autorité, renforce la volonté des gouvernants de nos peuples et éclaire leurs esprits afin qu’ils puissent travailler avec sagesse, discernement et grand souci du bien à la construction de la paix désirée. Par la grâce de ton Esprit Saint, fais que la paix se fasse dans tous les peuples, non par des paroles, mais par des actes, afin que les orphelins et les veuves soient réconfortés et ne pleurent plus, mais se réjouissent en voyant la paix attendue. Adoucis les cœurs endurcis, afin qu’ils recherchent dans la douceur la concorde et l’amour. Bénis chaque homme et apprends-lui à comprendre et à faire Ta volonté, qui est le salut, l’amour, la paix et l’union de tous les hommes. Car Tu es le Roi de la Paix, à laquelle il n’y a pas de limites, et à Toi soient la gloire, l’action de grâce et l’adoration, avec Ton Père sans commencement et à Ton très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen ».

Nous vous proposons à la fin de la Divine Liturgie cet office (ci-joint) pour l’accroissement de la charité (dans le trebnik). Si vous avez des questions liturgiques, je reste à votre écoute.

Enfin il est bon que nos paroisses s’engagent au niveau humanitaire en proposant aux fidèles de participer généreusement à l’envoie des dons nécessaires pour les réfugiés en vous joignant aux associations caritatives locales afin de participer de manière concrète à l’aide humanitaire. Chaque paroisse doit selon ces possibilités en concertation avec les fidèles et les associations prévoir si possible un accueil temporaire pour les réfugiés ukrainiens.

Dans ce temps où nous allons nous engager dans le Grand Carême, que notre jeûne soit un vrai jeûne de partage avec nos frères souffrants.

Je me prosterne devant vous tous et vous demande pardon si je vous ai blessé en quoi que ce soit. Priez pour moi .

+ Jean de Doubna

Office pour l’accroissement de la charité (dans le trebnik)

Le prêtre (prière de l’ambon, à la fin de la liturgie) : Seigneur, Toi qui bénis ceux qui Te bénissent …
Et nous Te glorifions, Te rendons grâce et T’adorons, Père, Fils et Saint Esprit, …

Le chœur : Amen

Le prêtre : Béni soit notre Dieu, en tout temps, maintenant et toujours et dans les siècles.

Le chœur : Amen. Saint Dieu, saint Fort, saint Immortel, aie pitié de nous (x3)

Le prêtre (litanie instante) : Disons tous, de toute notre âme et de tout notre esprit, disons.

Le chœur : Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison.

Le prêtre : Seigneur notre Dieu, de façon miséricordieuse car Tu es bon, jette les yeux sur la terre asséchée (dans l’amour) de notre cœur, et durcie cruellement par l’épine de la haine, de l’amour de soi-même et d’innombrables iniquités. Ayant répandu une goutte de la grâce de Ton très Saint Esprit, rafraichis-la de façon généreuse, pour qu’elle produise du fruit et qu’elle grandisse depuis la fureur en direction de l’amour pour Toi. Ta crainte est la racine de toutes les vertus, le souci non négligent pour le salut du prochain, ainsi que le déracinement de toutes les souffrances, des méchancetés de toutes sortes et de l’hypocrisie, nous Te prions instamment, Toi le donateur de toutes les bonnes choses, écoute-nous promptement et aie pitié de nous, dans ton amour de l’homme.

Le chœur : Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison.

Le prêtre : O Maître, ayant donné un nouveau commandement à Tes disciples de s’aimer les uns les autres, renouvelle-la réellement (la terre de notre cœur) par la grâce de Ton très Saint Esprit dans nos âmes et dans nos cœurs, afin de ne jamais être pour eux mais de toujours faire ce qui Te convient, hâtons-nous d’avoir le souci du salut de notre prochain et de son avantage, nous T’en prions, Toi le divin donateur compatissant, écoute-nous et aie-pitié de nous dans Ta miséricorde.

Le chœur : Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison.

Le prêtre : Ayant donné le premier et grand commandement de T’aimer, Toi notre Dieu et notre Créateur, de toute notre âme, de toute notre pensée et de toute notre force, et le second (commandement), semblable à lui, d’aimer notre prochain comme soi-même, et ayant enseigné que toute la loi et les prophètes sont suspendus à ces deux-là, convaincs-nous tous par la grâce de Ton très Saint Esprit, par les œuvres, de les accomplir. Afin de Te plaire, toi notre Sauveur, et le salut de notre prochain, recevons tes biens promis, nous étant prosternés instamment, devant la Mère de Dieu et notre Sauveur, nous T’en prions, écoute-nous promptement et aie-pitié de nous dans ta miséricorde.

Le chœur : Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison.

Le prêtre : O notre Dieu, contrains-nous d’avoir un amour sincère envers notre prochain, afin que nous soyons parfaits dans Ton amour, par la grâce de ton Esprit, ô Maître. Celui qui prétend avoir un amour envers Toi mais qui déteste son frère, c’est un menteur et il marche dans les ténèbres. C’est pourquoi, ô miséricordieux, embrase nos âmes et nos cœurs dans Ton amour et dans celui de nos frères, nous T’en prions, écoute-nous promptement car Tu es miséricordieux, et aie pitié de nous car Tu es compatissant.

Le chœur : Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison.

Le prêtre : Ainsi, fais demeurer en nous Ton amour, par la puissance de la grâce de Ton très Saint Esprit, Seigneur très compatissant, afin d’aimer véritablement non seulement nos frères et nos amis mais aussi nos ennemis selon Ton divin commandement, et de faire du bien à ceux qui nous haïssent, et de nous consacrer sincèrement à leur salut, nous T’en prions, Toi la source de tout bien et l’abîme de l’amour des hommes, écoute-nous promptement et aie pitié de nous car Tu es miséricordieux.

Le chœur : Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison.

Le prêtre : Par les prières de nos saints pères, Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, aie-pitié de nous.

Le chœur : Amen. Que le nom du Seigneur soit béni dès maintenant et à jamais (x3).

Le prêtre : Que la bénédiction du Seigneur soit sur vous, par sa grâce …

Le chœur : Amen

Le prêtre : Gloire à toi, ô Christ Dieu, notre espérance, gloire à toi.

Le chœur : Gloire au Père et au Fils… Kyrie eleison, … Donne la bénédiction.

Le prêtre (congé) : Que celui qui est ressuscité des morts le Christ notre vrai Dieu…

Chers paroissiens et amis de nos paroisses,

            Nous sommes anéantis et de plus en plus consternés par ce qui se passe. Notre Archevêque-Métropolite a lancé un appel dont vous pouvez prendre connaissance sur le site www.orthodoxie.com . Je vais essayer de vous le transmettre pour ceux qui n’ont pas accès à ce site.

            En ce qui concerne nos deux paroisses, j’ai contacté un jeune prêtre orthodoxe polono-ukrainien avec qui j’ai lié des relations d’amitié il y a quelques années et ai concélébré une fois dans sa paroisse … de la Sainte Rencontre du Christ dans le village de Morochów, près de la frontière ukraïnienne. Avec son épouse, il s’occupe des réfugiés. Le p. Julian Felenchak a fait ses études à l’institut Saint Serge à Paris avec Mgr Elisée. Il y a rencontré son épouse française.

            Je propose que ceux qui le désirent envoient un chèque à l’ordre de l’une de nos deux paroisses. Les fonds rassemblés seront virés sur le compte de notre paroisse « jumelle » en Pologne. Pour ce qui est des dons en nature, notre Archevêque propose que ceux qui vivent en Région parisienne les apportent à la Cathédrale Saint Alexandra de la Néva (rue Daru) et ceux qui vivent en province aux organismes qui s’en occupent. Je vais me renseigner auprès de Mgr Alexandre Joly, le nouvel évêque de Troyes.

            Avec toute mon affection, Votre p. André

Théophanie Baptême du Christ Богоявление – Крещение Господа Бога и Спаса нашего Иисуса Христа

Report de la Théophanie Перенесение праздника Богоявления

Vêpres samedi 15 janvier à 17h00 avec bénédiction des eaux  Liturgie dimanche 16 à 10h30

Вечерня в субботу 15-ого января в 17ч00 с освящением воды  Литургия в воскресенье 16-ого января в 10ч30

Nouveau lieu de culte / Новая церковь

À partir du samedi 13 novembre 2021, notre nouveau lieu de culte, notre église se trouve à Saint André-les-Vergers, 25, avenue du Maréchal Leclerc. Les horaires des offices, pour l’instant mensuels, restent les mêmes – vêpres le samedi à 17h00 et liturgie dominicale à 10h30

С 13-ого ноября 2021-ого года наша община перемещается на «постоянное место жительства» в нашу новую церковь в городе Saint André-les-Vergers (под Troyes) по адресу 25, avenue du Maréchal Leclerc. Расписание служб не меняется – вечерни по субботам в 17-30, воскресные литургии в 10-30, пока что только раз в месяц.

calendrier prévisionnel des offices à la rentrée de la pause estivale расписание служб после летнего перерыва

We vêpres le samedi à 17h00 / liturgie le dimanche à 10h30  вечерни в субботу в 17ч.00 / литургии в воскресенье в 10ч.30

Septembre / сентябрь  18/19

offices en la chapelle St Jean-Baptiste, rue des Cumines. Pour les offices suivants, consulter le site pour savoir s’ils seront célébrés à Saint André-les-Vergers, dans notre nouvelle église.

первые сентябрьские службы по-прежнему в католической церкви на улице Cumines, для последующих служб, проверить на сайте, будут ли они служится в нашем новом храме в Saint Andre-les-Vergers

Octobre / октябрь  16/17

Novembre / ноябрь  13/14

Décembre / декабрь  11/12

Janvier / январь   jeudi 6 Offices de la Nativité à 18h00.  В четверг в 18ч00 Рождественские службы.                15 / 16

Février / февраль        12/13

Mars / март           5/6  le 6, dimanche du Pardon : liturgie à 10h00, vêpres du Pardon vers 13h00, après de courtes agapes.  В воскресенье 6-ого марта литургия в 10ч00, чин прощения в 13ч00 после скромной трапезы.                 26 / 27

Avril / апрель        vendredi 8 liturgie des Présanctifiés à 18h00   dimanche 24 offices de Pâques, horaire à préciser (17h00 ?)

В пятницу 8-ого апреля Литургия Преждеосвященных Даров в 18ч00       В воскресенье 24-ого Пасхальные заутреня и литургия в 17ч00 после подтверждения – проверить на сайте прихода.

Pas de calendrier pour le mois de mai dans l’attente de la date de l’inauguration de la nouvelle église. Расписание на май будет зависеть от даты освящения церкви митрополитом  Иоанном

 

 

horaires des offices

En raison du couvre-feu, les vêpres sont célébrées à 16h00 les samedis précédant les liturgies dominicales. La participation à tous les offices est obligatoirement précédée d’une inscription préalable auprès du secrétaire de la paroisse dans la mesure où le nombre des fidèles pouvant être présents est malheureusement limité.

Из-за введения комендантского часа субботние вечерни начинаются в 16-00. Напоминаем, что посещение всех служб, к сожалению, возможно только после предварительной записи у секретаря прихода. Число присутствующих ограничено санитарными нормами.

Intervention du Père Michel Fortounatto aux funérailles du Père André, doyen dont a dépendu notre paroisse

A la mémoire de Père André, prononcé à ses funérailles. Ces notes sont au confluent du texte que j’avais préparé la veille, et de l’allocution dite à ses funérailles (en italiques).

J’ai connu mon frère, le père André, depuis le jour de sa naissance, je l’ai vu grandir, devenir un homme. Même de loin, lorsque j’étais à Londres, j’ai pu suivre son parcours, me demander quelle sorte d’homme était devenu mon frère. Cela m’a permis d’organiser mes pensées, pour vous, que j’ai mises sur cette feuille de papier. Je vais relire ce que j’ai écris hier soir, et avant-hier, c’est-à-dire après sa mort. J’ai vu sa vie en entier, la somme de ce qu’était son chemin vers Dieu. Je vais vous présenter maintenant le résultat, vous montrer ce qu’était André, à mes yeux, comme homme de foi, comme l’est devenue toute sa famille à sa suite.

C’était le temps de la débâcle française de juin 1940. Papa, qui s’était porté volontaire dans l’armée française, avait été transféré dans un camp d’officiers prisonniers de guerre en Allemagne. Pour un temps, Maman s’est retrouvée ainsi en charge d’une petite famille de trois garçons, dont j’étais l’ainé. En l’absence du père elle a inculqué en moi le sens de responsabilité pour notre jeune famille.

C’était donc l’année de la « débâcle »de 1940, j’avais 9 ans. C’est beaucoup, assez dans un garçon pour acquérir une expérience vitale. André est né à un moment où Père s’était engagé dans l’armée française comme sous-lieutenant, fut fait prisonnier, et envoyé en Allemagne. Il n’y est pas resté longtemps, car il avait 3 enfants, 3 garçons. De plus, on l’avait compté comme ayant participé à la guerre de 1914-18. Après 13 mois il fut relâché, à la maison. Maman c’était retrouvée seule avec 3 garçons en 1940, ce fut très difficile pour elle, mais elle m’a dit que « dorénavant c’est toi le chef de famille ». Oh là-là ! Comment cela va se faire ? Je me souviens comment ses paroles m’ont marqué. J’avais pris conscience de porter les soucis de mes petits frères, responsable de mes frères. Je ne sais pas comment cela s’est manifesté concrètement, mais je devins conscient que j’avais pris la responsabilité pour mes frères, responsable de mes frères. En tout cas j’ai ressenti dès lors une tendresse envers mes frères, mes petits frères, cette tendresse ne m’a jamais quitté, même quand Papa était revenu de captivité, et ce sentiment m’est resté vivant jusqu’au jour de la mort du « petite frère ». Tendresse envers André, autant que pour Wladimir. Ce sentiment était resté ancré en moi toute ma vie, caché à l’âge adulte. Je le voyais donc grandir, quand il est devenu un homme mûr, une personnalité marquante, un géant d’homme, avec une force musculaire impressionnante.

Quoique tôt déjà, il préférait dans la vie ordinaire – rester et faire les choses tout seul, comme un enfant unique… Cela a marqué sa personnalité, souvent il restait renfermé. C’était le temps où nos parents avaient divorcé. Il avait peut-être 10-12 ans, un moment très peu opportun pour perdre ses parents. Certainement, ce tournant dans l’existence familiale a eu son effet. Cependant, nos parents n’ont pas cessé personnellement de nous aimer, leurs fils, chacun de son côté. C’est alors que son caractère prenait forme. Il y a eu un moment, un trait que je ne savais pas comment formuler, mais que mon épouse avait remarqué, quand elle m’a dit : « André est un prince ! » En effet, quand je l’ai regardé de plus prêt, il avait l’allure d’un prince, la stature d’un prince, il se comportait dignement comme un prince. J’étais amusé – comment, s’il était prince, et moi je ne l’étais pas (rires) ? En tout cas, Mariamna avait saisi une qualité unique que l’on obtient à naissance. Il a toujours gardé une attitude pleine de dignité, presque militaire, un comportement distingué mais sans orgueil. Cette qualité qui ressortait, avait un fond mélangé bien sûr. Je connaissais en lui un côté ombrageux qui pouvait surprendre. Ce n’était pas toujours facile d’avoir affaire à lui. Il avait des défauts de caractère, comme il portait une grande réserve de qualités majeures.

Ainsi, j’ai gardé à vie, un sentiment de « tendresse » (naturellement cachée) pour mes deux frères, ce petit frère en l’occurrence, qui depuis a grandi pour devenir un géant de taille, doté d’une force physique remarquable. Mon épouse Mariamna, l’ayant connu quand il avait 18 ans, reconnaissait en lui un personnage naturellement « princier ». En effet, la dignité était en lui un aspect évident de son caractère et de son comportement. En fin de compte, il est mort comme un vénérable chêne déraciné dans la tempête.

A ce moment de mon exposé, je dois me poser la question quant à l’ensemble de sa vie, à quoi était-il arrivé ultimement. Mon propos n’est sensé être – ni un récit historique de sa vie, ni une description psychologique, mais l’image de ce qu’est, peut être, le regard de Dieu sur lui, un exemple pour nous. Quel est son profile, maintenant qu’il se présente au jugement divin. Même si je l’ai souvent trouvé ombrageux, mais ni les défauts, ni les qualités, n’ont d’incidence sur la façon dont le Créateur veut nous le montrer, son chemin vers Lui, son exemple pour nous. Je crois avoir réussi de comprendre les stades de sa vie, son grandissement. A un jeune âge, déjà il aimait beaucoup l’office à l’Eglise, il était servant à la paroisse d’Asnières, et ailleurs.

Nous l’avons connu en serviteur fidèle du Seigneur. J’ai dû attendre le jour de son décès pour apprécier toute la mesure de sa fidélité religieuse. Croyant fervent, André s’inscrit dans le cadre de la vie évangélique de Jésus dans son parcours terrestre, et que la Sainte Ecriture caractérise théologiquement comme: Prophète, Prêtre et Roi. C’est ainsi que je l’ai vu, lumineux de vérité, juste quelques heures avant son départ pour le Seigneur. Voici comment s’est articulée cette vision.

Etant croyant, André s’inscrivait dans le cadre de la vie évangélique de Jésus. Qu’il le savait ou non, je ne sais pas. J’observais, maintenant je le vois dans le fond de son être. Pour ne pas verser dans l’émotionnel, je voudrais rationaliser mon propos, le placer dans un cadre théologique. Je prendrai pour cadre la vision de Jésus. Jésus était prophète, Jésus était prêtre, Jésus était roi.

Dans la 1e partie de sa vie, il s’était montré, il était devenu parfait pédagogue, il avait le talent de l’être, la disposition de savoir apprécier le développement d’un être humain. Cela correspond au don de la prophétie. Un prophète, c’est quelqu’un qui enseigne, qui mène au transcendant, quelqu’un qui dans sa vie témoigne de la vérité. André possédait les moyens de le faire. Il avait cette force, il avait cette obstination, il avait l’énergie, le savoir évènemental de faire participer ceux de son entourage à une vie digne, les enfants surtout…

La première qualité, que je notais en lui, est sa discipline personnelle. Il s’inscrivait naturellement dans les structures dans lesquelles il occupa un rôle responsable. Il occupa des fonctions responsables dans le mouvement Scout. L’année où un jeune campeur mourut tragiquement, c’est lui qu’on choisit pour accompagner le corps du défunt à ses parents. Il était capable de prendre sur soi la responsabilité pour cette mort, de rendre le corps inerte de cet enfant à ses parents.

Professionnellement, Il a rejoint le personnel de l’internat situé à Montgeron au sud de Paris. C’est là où il a rencontré sa future épouse, Hélène, éducatrice elle aussi, ils se sont mariés, et sa vie s’orienta. Ils ont fondé une famille, une famille nombreuse fidèle à la tradition. Alors il a commencé l’éducation de sa famille, son premier grand devoir dans la vie. Car dans l’Eglise Orthodoxe, avant d’être ordonné prêtre, on doit avoir fait l’école de la famille. En fait, ça lui a été une expérience d’une famille grande et nombreuse,

dont plusieurs plus jeunes représentants, bien sûr, sont parmi nous (approbation de l’assistance). Ce n’est pas tellement par la parole qu’il a influencé son entourage, mais surtout par son comportement digne et responsable. Il a pris la charge de sa famille, et plus tard – de la paroisse.

C’est son don d’éducateur responsable qui l’amena à rejoindre le personnel de l’internat à Mongeron, où il rencontre Hélène. Leur mariage l’a conduit à prendre la tête d’une nombreuse famille (ici présente, que je salue), et plus largement – construire autour de soi, avec le succès qu’on lui connait au long des années, la communauté chrétienne, à Eaubonne d’abord, à Vichy ensuite. Cette détermination a orienté sa vie sur la ferme occupation de pédagogue pour le restant de sa vie. Dès lors, se précisa son parcours de témoignage du sens de la vie humaine : le service du prochain et le sacerdoce dans la fidélité au Créateur. C’est dans le contexte de son témoignage que je lui applique la dignité de «Prophète», personnage divinement inspiré, qui révèle et pratique les vérités cachées divines. En ceci il marchait dans les pas de Jésus, qui durant trois ans en Galilée, tel un prophète, se montra témoin et créateur du salut.

Le deuxième aspect majeur en André fut son ordination au sacerdoce. On sait l’amitié réciproque qu’il partageait avec son ainé, le père Alexis Kniazeff, qui facilita son entrée dans la vocation de prêtre. André vivait un émerveillement lumineux célébrant la liturgie eucharistique. C’est cette expérience mystique qui l’a conduit, outre ma propre observation comme son concélébrant à l’autel, à son édition raisonnée du Sacrement de la Communion. Son sérieux dans la prêtrise, sa dévotion au geste sacré, ne pouvaient manquer d’associer la communauté présente à la joie de leur ascension collective au ciel dans l’Esprit, qui est le fond de l’action eucharistique. Il rayonnait, porté par le sérieux du sacrifice du Golgotha. Le miracle se précisait visiblement dans le partage de la communion de foi dans sa communauté, par l’amour de Dieu et du prochain.

Le troisième aspect du parcours du père André, son ultime geste à la suite du Christ, se révéla à moi le dernier jour de sa vie. Etendu sur son lit, sans force ni parole, de sa dernière énergie il indiqua d’un geste circulaire et décidé, à ceux qui étaient présent dans la maison, de venir l’entourer, ce que nous fîmes. Sans un mot, il nous bénit plusieurs fois, comme il l’avait fait maintes fois à l’Eglise durant les offices, indiquant la paix du Seigneur. Ici fut réalisé en lui le don divin du Sacerdoce Royal. Le roi souffre et meurt pour le peuple, offrande de soi-même au Christ Rédempteur. S’appuyant sur sa nature princière première, maintenant royale, le père André a vécu son Gogotha emblématique et salvateur, plein de foi et d’espérance, dans le sillage de la démarche de Jésus ressuscité et dans la certitude de l’amour de Dieu, Sauveur de l’humanité. Ainsi mourut-il, empli de paix et dans la certitude de sa foi.

Les dons de prophétie, du sacerdoce et de la royauté se révélèrent en mon frère en pleine mesure humaine, reflétant la présence du Christ – prophète, prêtre et roi – au centre de sa vie. Il nous ne reste que de nous inspirer de son exemple, valeureux, et en soi modeste, du chrétien qu’il était.

Prêtre Michel Fortounatto (frère du défunt), Le 15 janvier 2020