CALENDRIER DES OFFICES 2018-2019

Vêpres à 18 h                                              Liturgies à 10 h 30

samedi 15 septembre 2018                            dimanche 16 septembre 2018

samedi 13 octobre 2018                                 dimanche 14 octobre 2018

samedi 10 novembre 2018                             dimanche 11 Novembre 2018

Saint Nicolas Fête paroissiale:

samedi 8 décembre 2018                                 dimanche 9 décembre 2018

dimanche 6 janvier 2019 : matines et liturgie de Noël à 17h00

samedi 19 janvier 2019                                    dimanche 20 janvier 2019 : Théophanie

samedi 9 février 2019                                       dimanche 10 février 2019

dimanche 10 mars:   début du Grand- Carême Vêpres du Pardon à 18h00

lundi 11 mars liturgie des Présanctifiés à 18h00

samedi 30 mars 2019                                         dimanche 31 mars 2019

dimanche 28 avril à 17h00 matines de Pâques, suivies de la liturgie pascale

samedi 18 mai 2019                                            dimanche 19 mai 2019

samedi 22 juin 2019                                             dimanche 23 juin 2019

 

Le calendrier pouvant être sujet à modifications, vérifiez les dates avant les offices sur le

site : www.orthodoxie-troyes.fr

contacts:

André Krementzoff   Recteur tél. : 01 47 49 25 14  andrekr@wanadoo.fr

Anastasios Kokkalas 18 rue des Dames Sainte Savine tél. : 06 75 22 17 19 anastasios.kokkalas@free.fr

Paul Southarewsky 5 rue du Bois 10320 Bouilly tél. : 03 25 76 69 18 southarewsky.michele@orange.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

                                          

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4-ème dimanche de carême

4-ème dimanche de carême Hb 6, 13-20 Mc 9, 17-31 Troyes

Nous avons célébré les vêpres du Pardon il y a quatre semaines. Elles ont marqué notre entrée en carême et nous ont rappelé que le pardon des offenses était une des conditions essentielles de notre salut. Le lendemain, nous avons célébré une liturgie des Dons présanctifiés. En semaine, pendant le Grand carême, on ne célèbre ni la liturgie de St Jean Chrysostome, ni celle de St Basile, car elles ont toutes les deux un caractère festif. En revanche, là où c’est possible, on célèbre chaque jour des vêpres. Pour que les fidèles et le clergé puissent communier en semaine, les mercredis et vendredis soirs, les vêpres peuvent être suivies de la liturgie des Présanctifiés. La rédaction de cette liturgie est attribuée au Pape Saint Grégoire-le-grand, un saint de la fin du 6-ème siècle, un saint commun aux Eglises catholique et orthodoxe. L’aspect pénitentiel de la liturgie des Présanctifiés est marqué. Les vêtements et les linges liturgiques sont noirs. Les lectures psalmodiées des psaumes et d’extraits de l’Ancien testament sont nombreuses. Les chants sont exécutés par le chœur sur des mélodies de carême, en mode mineur, et la Grande entrée se fait en silence. Nous avons célébré cette liturgie à la place de la Lecture du canon de saint André de Crête. Il fallait que la communauté de Troyes ne soit pas privée de sa liturgie mensuelle et qu’elle puisse participer à des offices spécifiques au Grand-carême. Cela a été le cas également hier soir, puisque nous avons célébré l’office d’onction des malades qui nous a rappelé que la chute du premier homme avait eu pour conséquence la transmission d’une maladie héréditaire. Cette maladie spirituelle, nous en sommes tous malades, même si nous n’en avons pas conscience. Nous avons hérité en même temps de deux sortes de « gênes » présents dans notre ADN spirituel, l’un positif, l’autre négatif, qui nous ont été donnés à la naissance. L’enfant qui naît a, comme Adam, été créé à l’image de Dieu et à Sa ressemblance, qu’il est appelé à conserver et à développer. Cette aspiration au Bien est « le gêne positif ».

Malheureusement, le même enfant, au fur et à mesure qu’il perd son innocence première, est, de plus en plus, sujet à ce que les Pères de l’Eglise appellent les passions. Pour résumer ce qui est l’objet d’un ouvrage de 848 pages, consacré au traitement, à la thérapeutique des maladies spirituelles – nous avons plus de facilité à faire le mal que le bien. Le « gêne négatif » semble plus puissant que le « gêne positif ». Et lorsque nous réussissons parfois à résister quelques temps à l’attrait du mal, présenté avec beaucoup de séduction par le Malin, nous gâchons tout en éprouvant une satisfaction sournoise et destructrice. L’orgueil est la passion la plus dangereuse. Le danger est d’autant plus grand que l’orgueil se manifeste de façons extrêmement différentes, souvent difficiles à déceler.

Alors, comment rétablir l’image de Dieu en nous, et que devons-nous faire pour acquérir la ressemblance ? Quels sont les traitements pour nos maladies spirituelles ? Il y en a plusieurs, et ils se complètent. Le Grand carême est la période idéale pour cette thérapie de choc.

C’est d’abord la fréquentation assidue des offices, en particulier, celle des offices spécifiques au Grand carême. « L’offre » de ces offices est malheureusement très limitée à Troyes. Il est recommandé à ceux qui le peuvent de se rendre le plus souvent possible au Monastère de Bussy-en-Othe et de faire profiter les paroissiens non-motorisés de leur voiture.

Nous-nous sommes demandé pardon le jour de l’entrée en carême. Cela a été un bon début. Continuons de fournir des efforts dans le domaine de l’amour du prochain. Fixons-nous comme but de ne pas le juger. Le p. Alexandre Men’ demandait à ses paroissiens de se livrer à une expérience très instructive – ils devaient essayer pendant au moins une journée de ne juger personne. Le soir, ils constataient l’étendue de la catastrophe. Pendant les sept semaines que dure la période de préparation à Pâques, il faudrait que nous arrêtions de juger notre prochain en permanence, et que cela devienne un réflexe … Alors, à chaque chute, parce que nous ne sommes pas meilleurs que les fidèles du p. Alexandre, relevons-nous et continuons de fournir des efforts, sans sombrer dans le découragement.

En plus du traitement de fond, trois médicaments spirituels, au moins, sont à notre disposition. Il y a l’onction des malades, proposée hier soir. Il y a le renouvellement de notre baptême, qu’est la confession des péchés. Le sacrement de pénitence, qui les efface, est proposé toute l’année, mais il est un passage obligé pendant le Grand carême.

Le troisième médicament est la communion aux Saintes Espèces. Quand il n’y a qu’une seule possibilité par mois de communier – on ne peut se permettre de la négliger. Si votre conscience vous fait hésiter, parce que vous estimez ne pas être prêts, sachez que personne n’est prêt, personne n’est vraiment digne de communier – l’enfant prodigue de la parabole a été reçu par son père, alors même qu’il n’avait pas encore demandé pardon. Si vous vous sentez « enfant prodigue », vous avez raison, et si vous n’avez pas eu le temps de vous confesser avant le début de la liturgie, venez tout de même communier, vous régulariserez votre situation spirituelle par une confession après le passage à la croix

Tous ces traitements, tous ces médicaments spirituels sont à compléter par une ascèse raisonnable, par la prière et la lecture des Ecritures et de livres spirituels. En plus de la relecture des Evangiles, l’Eglise propose celle de la Genèse et du livre des Proverbes. On ajoute traditionnellement la lecture des psaumes.

Bonne continuation du carême à tous !